Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)

Existe-t-il des aides pour mettre en place la GPEC ?
15 Janvier 2021

Oui. Les entreprises de moins de 250 salariés qui souhaitent élaborer un plan de GPEC peuvent bénéficier d’un dispositif d’appui à sa conception. Ce dispositif est intégré, depuis 2016, dans une prestation plus large de « conseil en ressources humaines » destinée aux TPE-PME. Sont donc prioritaires pour l’accès à ce dispositif les entreprises de moins de 50 salariés et celles de moins de 10 salariés, qui ne disposent pas de moyens en ingénierie sociale.

A noter que, depuis 2020, cette prestation vise également à accompagner les entreprises pendant la crise liée à l’épidémie de Covid-19 et la reprise de l’activité économique.

Ce dispositif permet de financer une prestation sollicitée par une entreprise (ou un collectif d’entreprises) et réalisée par un prestataire externe. Elle vise à répondre aux besoins spécifiques des TPE-PME en matière de gestion des ressources humaines par la recherche de solutions directement opérationnelles. Elle est assurée à travers une convention signée par l’entreprise avec la DIRECCTE et le prestataire ou via des partenariats avec divers organismes (opérateurs de compétences / OPCO, organismes consulaires, fédérations professionnelles...). 

Un accompagnement à la reprise d’activité est aussi proposé aux entreprises dans ce cadre, articulant diagnostic économique et enjeux RH de moyen terme et en encourageant le dialogue social.  

En matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), les prestataires peuvent notamment intervenir sur les dimensions suivantes :

  • diagnostic de la situation de l’entreprise en matière de GPEC ;
  • élaboration d’un plan de développement des compétences des salariés ;
  • construction de parcours professionnels pour les salariés ;
  • mise en place d’un plan de gestion des âges et/ou de transmission des savoir faire et des compétences.

La prestation peut être financée par des fonds publics à hauteur de 50 % maximum du coût total hors taxe, la participation financière de l’État ne pouvant excéder 15 000 € HT pour un accompagnement individuel comme pour l’accompagnement d’un collectif d’entreprises (quel que soit le nombre d’entreprises concernées).

Dans le contexte particulier lié à l’épidémie de Covid-19, les aides publiques pourront dépasser 50 % du coût total pour les conventions conclues jusqu’au 31 décembre 2020. Les cofinancements, notamment par des OPCO, sont d’ailleurs possibles afin de minimiser le plus possible le reste à charge des entreprises touchées par la crise.